|
|
Reportages sur
l'exploitation et la maltraitance des serpents, singes magots et autres
animaux à
Marrakech
" Il
y a pour moi une pierre de
touche des morales, des religions, des moeurs: l'attitude prise devant
la souffrance des animaux." (Théodore
Monod)
"Nous
éliminons plus de mille fois plus d’espèces qu’avant
l’époque industrielle. Cette extinction massive, la
sixième dans l’histoire de la terre, l’humanité en est la
cause.
Elle
pourrait en être la victime."(Hubert
Reeves)
Par
Michel
Aymerich et Sara Kissane

A gauche, vipère heurtante, Bitis
arientans,
morte de fain et
de soif à qui on a placé un oeuf dans la gueule pour
faire gober aux badaux qu'elle l'avale! Plus à droite,
d'autres vipères et cobras aux crochets
arrachés, déjà morts aujourd'hui et
remplacés par d'autres victimes d'une biodiversité
saccagée sacrifiée aux profits, à la
cruauté et à la bêtise des uns et des autres...
© Jean Delacre

Vipère
heurtante morte et cobras, Naja haje
legionis, aux crochets arrachés à la mort
programmée.
Les vipères heurtantes n'avalent jamais des oeufs...
© Jean Delacre

Vipères
heurtantes moribondes. L'une d'elle est déjà morte et on
lui a
placé un oeuf dans la gueule ©
Michel Aymerich

Détail de la photo précédente montrant la
vipère
heurtante morte à qui on a placé
un oeuf dans la gueule ©
Michel Aymerich

Détail
de la même photo montrant devant une vipère
moribonde un écueuil
aplati
sur le ventre,
apeuré de se retrouver là... ©
Michel Aymerich

Est-ce
une touriste inconsciente du danger encouru ou bien une touriste
devinant ou plutôt sachant pertinemment que la vipère
de Mauritanie qu'elle a autour du cou et qu'elle tient dans sa main
droite a été neutralisée par l'arrachage de ses
crochets ou de ses glandes? Impossible d'aller vérifier,
les montreurs nous en empêchent... ©
Michel Aymerich

Détail
de la photo précédente. Il est bien évident que
cette vipère n'est pas "apprivoisée" comme l'affirment
mensongèrement les montreurs de serpents qui ne pourraient se
risquer
à faire courir un accident à une touriste. Non?
©
Michel Aymerich

Scène
habituelle sur la place Jemaa el Fna. A droite, une touriste avec au
cou une couleuvre de Montpellier. Un cobra se trouve sur le sol dans
l'indifférence de tous...
©
Michel Aymerich

Détail
de la photo précédente: des enfants jouent. Tout le monde
sait bien que
le cobra a été rendu inoffensif. Dans la Nature, tous
auraient
pris la fuite...
©
Michel Aymerich

Ainsi
en est-il de l'hypocrisie consistant à faire semblant de ne pas
savoir
que les cobras ont été neutralisés par
l'arrachage préalable de leurs crochets
©
Michel Aymerich

Jemaa
el Fna. Au centre de la photo, dressé en position de
défense, un cobra stressé
en plein milieu d'une foule indifférente à son martyre...
©
Michel Aymerich

Détail
de la photo précédente montrant le cobra encerclé
par des hommes indifférents à son sort dramatique.
Ici les "sapiens" n'ont plus peur...
©
Michel Aymerich

"Charmeur"
tenant dans une main comme un vulgaire bout de ficelle une couleuvre
de Montpellier moribonde qu'il s'empressera de mettre autour du cou
d'un(e) touriste complaisant(e). A droite, des vipères
heurtantes... ©
Michel Aymerich

Plus
à droite encore de la même scène, au centre de
l'image, un malheureux cobra.
Les " charmeurs" tentent d'attirer l'attention de touristes passant
à proximité en jouant de la flûte. ©
Michel Aymerich
 
Détails
de la photo précédente: cobra stressé attentif aux
mouvements menaçants et rendu
inoffensif et couleuvre de Montpellier moribonde... ©
Michel Aymerich

Même
scène quelques minutes plus tard. Le cobra tente toujours
de se tenir
dressé pour signifier qu'il ne faut pas lui faire du mal.
Des touristes passent, sans protester... ©
Michel Aymerich

Détail
de la photo précédente: la couleuvre bouge encore un peu,
les charmeurs cherchent de la monnaie... ©
Michel Aymerich

Oui,
toucher un serpent est une expérience très
agréable, mais pas au prix de la santé
de l'animal qui de manipulations en manipulations s'affaiblit,
dépérit et ... meurt!
Ici, ce qui fut un beau mâle de couleuvre de Montpellier. "fut",
car la probabilité est grande que l'animal est
déjà mort... ©
Michel Aymerich
 
Magots emprisonnés que l'on
oblige sous la menace d'un bâton à faire des pirouettes
et/ou à venir se placer sur
l'épaule des touristes complices ©
Michel Aymerich

Une
image vaut mieux que cent discours... ©
Michel Aymerich

Sans
commentaire... ©
Michel Aymerich

Touristes
complaisants et complices se faisant
photographier avec des singes magots, une espèce menacée.
Ne leur a t'on pourtant pas rabbaché en France, en Europe et
ailleurs que la biodiversité est en grand danger? En vain
semble t'il... ©
Michel Aymerich

La
complaisance complice au lieu de l'indignation ©
Michel Aymerich

Les
touristes ne sont pas seulement européens ou américains.
Il sont aussi marocains...
©
Michel Aymerich

Hélas, cet enfant ne semble
ne pas savoir encore que le singe magot qu'il aime regarder
est un animal dressé au bâton et - qui plus est - le
représentant d'une espèce menacée qui
devrait bénéficier d'une protection draconienne dans sa
forêt de cèdres natale...
©
Michel Aymerich

Cette petite fille aura
été trompée par les adultes qui ne l'auront pas
informée en l'éveillant
à la compassion et
à la compréhension des tenants et aboutissants...
©
Michel Aymerich

Ecureuil
mis en vente! ©
Michel Aymerich

Petite
fille donnant un coup de pied! dans la cage...
L'animal n'a aucune possibilité de fuir pour se cacher comme il
en a l'habitude face aux nombreux représentants de notre
espèce qui n'ont pas appris le respect dû aux autres
membres de la communauté des vivants... ©
Michel Aymerich

Peau
de python de Seba, tête de gazelle, morceau de porc-épic,
et dans la cage des tortues grecques. Si les
deux premières proviennent d'Afrique sub-saharienne, les tortues
grecques et le porc-épic sont sans doute originaires du Maroc.
Les
femelles de porc-épic sont systématiquement
braconnées pour leur vagin utilisé en sorcellerie...
©
Michel Aymerich

Il
ne sert à rien de vouloir distinguer entre des dépouilles
en provenance
d'Afrique sub-saharienne ou du Maroc. Qu'il s'agisse d' espèces
présentes de part et d'autre ou absentes du Maroc, toutes
méritent une protection transnationale. Ainsi le Python de Seba
est-il inscrit à l'Annexe II de la Convention de Washington...
©
Michel Aymerich

De
gauche à droite, peaux de hyène tachetée d'Afrique
sub-saharienne,
genette commune, varan gris, renard roux exposées place
Jemaa-El-Fna.
©
Michel Aymerich

Têtes
de gazelles et au premier plan de mouflon à manchettes !!!
©
Michel Aymerich

Têtes
d'autruches, morceaux de porc-épic, etc. Si les autruches ont
été exterminées au Maroc et proviennent maintenant
d'Afrique sub-saharienne où l'extermination se poursuit, le
porc-épic est une espèce très
raréfiée au Maroc du fait des besoins en sorcellerie.
Faudrait-il admettre au nom de la
"tolérance" (sic!) ce type de pratiques dites "culturelles" et
cet
autre exemple de saccage de la biodiversité? ©
Michel Aymerich

De
gauche à droite, peaux de serval, de panthère, de python
de Seba et de... chiens!!! Ces dernières sont fréquemment
importées de Chine et se retrouvent dans le souk de Marrakech et
à Agadir dans le souk de cette ville et les magasins pour
touristes... ©
Michel Aymerich
 
Peaux de
zèbre et de panthère. Cette dernière a
été très
probablement importée d'Afrique subsaharienne, bien que des
panthères aient été tuées ces
dernières années au Maroc, et ce dans le plus grand
silence. ©
Michel Aymerich
 
Peaux
de python de Seba et de panthère... ©
Michel Aymerich

Rapace
empaillé!!! ©
Michel Aymerich

Faucons
emprisonnés regardant ce ciel qui est leur domaine...
©
Michel Aymerich
 
Fouette-queues
entassés. Leur nombre décline dans la nature...
©
Michel Aymerich
Maltraitances
à Agadir
Cobra apeuré qui se dresse, perdu au milieu de primates de l'espèce Homo "sapiens", dans un endroit qui lui est
complètement hostile, loin des terriers qu'il affectionne tant...
©
Michel Aymerich
Mise en
scène théatrale dans un "grand" hôtel d'Agadir... "Le monde est dangereux à vivre, non
pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux
qui regardent et laissent faire."
(Albert Einstein) ©
Michel Aymerich
|
Cobra
de la place Jemaa el Fna à Marrakech présentant un
chancre buccal après arrachage
des crochets
ou ablation des glandes à venin...
"Les plaies sont surinfectées
et les lèvres
postérieures et inférieures sont collées, à
cause du pus qui s'accumule. Les serpents sont fortement
déshydratés. Ils sont très difficilement
récupérables, et voués à la mort sur place
lorsqu'on ne dispose pas d'antibiotiques et de petit matériel."
(David Oudjani, témoignant à propos de cobras et autres
serpents venimeux
observés chez de prétendus charmeurs en Tunisie où
les pratiques sont semblables à celles du Maroc...)
Touriste
ayant acceptée de se laisser passer un cobra subadulte autour du
cou. N'est-il pas évident qu'elle ne se serait pas
risquée à cela si elle avait pensé que le cobra
avait conservé toutes ses défenses, c'est-à-dire
son appareil venimeux? ©
Michel Aymerich
Autre
touriste, même cobra... ©
Michel Aymerich
Michel
Aymerich se faisant volontairement photographier par Sara Kissane avec
le cobra subadulte à la gueule déformée par
l'arrachage des crochets ou l'ablation des glandes à venin...
©
Michel Aymerich
Michel
Aymerich démontrant que le cobra a été rendu
inoffensif et que l'affirmation véhiculée par les
prétendus "charmeurs", selon laquelle ils laisseraient les
cobras intacts et s'occuperaient de ceux-ci "comme de leurs
propres enfants" est un mensonge éhonté, de la
désinformation pure!!!©
Michel Aymerich
On peut
très bien observer la gueule enflée du cobra. Celui-ci
n'est pas du tout une exception.
D'autres photos existent, des vidéos circulent sur le net
montrant des cobras autour du cou des touristes. L'observation
attentive démontre qu'ils ont subi l'arrachage des crochets ou
l'ablation des glandes. Tous ces serpents, qu'ils subissent ce
traitement ou non, meurent sacrifiés sur l'autel du
profit. "Combien gagnent les montreurs de serpents?" fut la question
que je posais à un policier sur la place Jemaa el Fna. "Je
ne sais pas exactement, mais beaucoup d'argent!" fut la réponse.
A cela, je rétorquais : "Oui, certainement plus que vous..."
©
Michel Aymerich
|
|
Appel au
boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées
sur la maltraitance animale et l'exploitation de la biodiversité
au Maroc
Lire et signer l'appel
|
|
Charte du respect
des espèces et des écosystèmes
|
|
|
|
|
Appel!
pour
l'adoption de mesures de protection en faveur de la Couleuvre de
Montpellier (Malpolon
monspessulanus)
|
|
Pour en savoir plus sur deux des
espèces les plus exploitées sur la place Jemaa el Fna et
dans les autres lieux touristiques, consulter les fiches suivantes:
Le Cobra d'Egypte ou d'Afrique du
Nord,
Naja haje
legionis
|
|
Quelques citations
" Et par l'oiseau blessé qui ne sait
pas comment
Son aile tout
à coup s'ensanglante et descend
Je vous salue Marie
[...]
Par l'âne qui
reçoit des coups de pied au ventre
Je vous salue, Marie
[...]
Par le cheval
tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue Marie.
"
("La prière", poème de
Francis Jammes, chanté par Georges Brassens)
- "La barbarie n'est pas la
préhistoire de l'humanité mais l'ombre fidèle qui
accompagne chacun de ses pas" (Alain Finkielkraut)
- "Tant que les hommes massacreront
les bêtes, ils s'entretueront. Celui qui sème le meurtre
et la douleur ne peut en effet récolter la joie et l'amour"
(Pythagore, 570-480 av.J.-C.)
- " L'homme a peu de chances de
cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il
contribuera à apprendre sur la bête son métier de
bourreau." (Marguerite Yourcenar)
- " Pour les animaux, c'est tous les
jours Treblinka." (Isaak Singer)
- "Est-ce qu'on ne pourrait pas de
nation en nation tomber d'accord sur l'amour qu'on doit aux
bêtes? De cet amour universel des bêtes par dessus les
frontières, peut-être en arriverait-on à
l'universel amour des hommes." (Emile Zola)
- " Entre la pitié envers les
bêtes et la bonté d'âme, il y a un lien étroit."
(Arthur Schopenhauer)
- " La cruauté envers les
bêtes est la violation d'un devoir de l'homme envers
lui-même." (Emmanuel Kant)
- " Une société n'est
vraiment juste, sociale, civilisée, que si elle respecte et
protège l'animal." (Alfred Kessler)
- " La grandeur d'une nation et ses
progrès moraux peuvent être jugés par la
manière dont elle traite les animaux." (Gandhi)
- " Il y a pour moi une pierre de
touche des morales, des religions, des moeurs: l'attitude prise devant
la souffrance des animaux." (Théodore Monod)
- "Les trois grands
monothéismes […] se
sont enfermés dans la conception triomphaliste d’un homme
préposé à la
domination du monde, ayant spécifiquement reçu du
Créateur un droit de vie ou
de mort sur toute autre créature […] Les conséquences du
postulat seront
incalculables dans le domaine de la pensée mais aussi dans celui
de l’éthique […]."
(Théodore Monod)
- " Car n'est-ce
pas le mythe de la
dignité
exclusive de la nature humaine qui a fait essuyer à la nature
elle-même une
première mutilation, dont devaient inévitablement
s'ensuivre d'autres
mutilations? On a commencé par couper l'homme de la nature, et
par le
constituer en règne souverain; on a cru ainsi effacer son
caractère le plus
irrécusable, à savoir qu'il est d'abord un être
vivant. Et, en restant aveugle
à cette propriété commune, on a donné champ
libre à tous les abus. Jamais mieux
qu'au terme des quatre siècles de son histoire l'homme
occidental ne put-il
comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement
l'humanité de l'animalité,
en accordant à l'une tout ce qu'il retirait à l'autre, il
ouvrait un cycle
maudit, et que la même frontière, constamment
reculée, servirait à écarter des
hommes d'autres hommes, et à revendiquer au profit de
minorités toujours plus
restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt
né pour avoir
emprunté à l'amour propre son principe et sa notion."
(Claude
Lévi-Strauss)
|
|
|